Meilleurs conseils pour bien pratiquer l’automédication


L’automédication peut présenter bon nombre d’avantages en cas de petits maux comme le rhume, les maux de gorge, les jambes lourdes, les règles douloureuses ou encore la constipation. Cependant, ce procédé a aussi ses risques. C’est pourquoi il doit être pratiqué avec précaution. Justement, le présent article dévoile tout ce qu’il faut savoir sur cette méthode de traitement pour éviter de mettre en péril sa santé. Mise au point !

Automédication : quèsaco ?

L’automédication indique l’action d’acquérir des médicaments sans ordonnance, c’est-à-dire hors prescription médicale pour les utiliser dans le cadre du traitement d’une certaine maladie. Également, le fait de prendre des produits déjà prescrits pour une affection antérieure afin de traiter un trouble similaire est défini comme étant une automédication. En outre, cette pratique peut s’appliquer à toute personne qui prend de manière régulière des médicaments sans ordonnance destinés à soigner une affection chronique.

Quelles sont les pathologies qui peuvent être soignées par automédication ?

Les petites affections de la vie courante peuvent être soignées sans trop de risque par automédication. On parle notamment de celles qui ne requièrent pas nécessairement le passage par un professionnel de santé. L’automédication vise généralement les petites pathologies de l’hiver comme le rhume, la toux et la gorge irritée. Également, il est possible de prendre d’antalgiques en vente libre en cas de douleurs faibles à modérées comme les céphalées ou les maux de ventre.

En outre, les petites affections de la peau comme les petites brûlures et les irritations peuvent faire l’objet d’une automédication. Il en va de même pour les affections chroniques, entre autres, la migraine et les rhinites allergiques. Enfin, l’herpès, les boutons de fièvre, les maux de l’estomac, les problèmes de digestion et le sevrage tabagique peuvent être traités par une prise médicamenteuse sans prescription médicale.

Quels sont les médicaments concernés par l’automédication ?

L’automédication concerne avant tout les antalgiques. Cette pratique porte aussi sur les médicaments destinés à soigner les affections saisonnières, entre autres, les sprays, les sirops, les antidiarrhéiques, les anti-nauséeux et les pastilles. Les produits contenant du paracétamol sont également très utilisés dans le cadre de l’automédication. Parmi les médicaments les plus prisés dans cette pratique, on peut citer le Nurofen, le Strepsil, le Fervex, le Humex, le Donormyl, le Hextril, le Fluocaril, le Citrate de Bétaïne, la Vitamine C, l’Efferalgan et l’Actifed.

Les règles pour la bonne pratique de l’automédication

Pratiquer l’automédication n’est pas sans risque. En effet, la prescription médicale vise à imposer une réflexion sur les effets attendus des médicaments et leurs éventuels effets secondaires. L’automédication est de ce fait dangereuse en raison de la méconnaissance de cet équilibre. De plus, l’interaction avec d’autres traitements en cours ainsi que le surdosage sont susceptibles de favoriser les effets indésirables d’un médicament donné. Pourtant, ces conséquences peuvent entraîner à leur tour des troubles divers allant d’une douleur abdominale à une allergie, et pouvant même conduire à la mort. Il convient alors de connaitre les règles de la bonne pratique de l’automédication.

  • Bien lire les notices des médicaments avant toute prise

Aucun médicament ne peut être pris n’importe comment. Pratiquer une automédication bien raisonnée consiste donc à bien lire les notices des produits avant toute prise. Il est nécessaire de respecter un dosage qui varie selon chaque produit, mais aussi en fonction de l’âge du patient et de son état. De plus, la plupart des médicaments ont des contre-indications. Le seul moyen de tout savoir est de prendre son temps à lire la notice. Dans tous les cas, il est prudent de demander conseil à son pharmacien.

  • Attention aux produits achetés sur Internet

À l’heure actuelle, se procurer des médicaments en ligne sans ordonnance devient une pratique très répandue. Ce procédé permet de faciliter la vie en cas de petites affections pouvant être traitées avec l’automédication. Toutefois, il nécessite une attention particulière, car les arnaques et les contrefaçons sont monnaie courante. Aussi, il ne faut faire son achat que sur un site certifié qui fait l’objet de contrôle de l’agence nationale de santé publique ou ANSP.

  • Une seule substance à la fois

Pour une bonne pratique d’automédication, il ne faut prendre qu’une substance active à la fois. De la sorte, il n’est jamais recommandé de prendre les produits contenant plusieurs substances. Dans le même ordre d’idée, il est hors de question de mélanger plusieurs médicaments sans avis médical. En effet, des interactions médicamenteuses pouvant être dangereuses sont possibles, même s’il s’agit de molécules jugées inoffensives. À titre d’exemple, l’association paracétamol/aspirine peut accentuer les effets indésirables et les contre-indications des deux produits respectifs.

  • Consulter son médecin traitant

La pratique de l’automédication doit être limitée dans le temps. S’il n’y a aucun signe d’amélioration au bout de 5 jours environ, il est de mise de consulter un professionnel de santé. De même, si les petites affections hivernales peuvent, sans trop de risque, être traitées avec des produits en vente libre, le recours à un médecin est recommandé dans le cas où les symptômes persistent. Idem, si la prise des médicaments provoque des effets secondaires notoires ou des allergies, une visite chez un médecin s’impose.

  • Éviter l’alcool

L’alcool et certaines boissons, à l’instar du café, sont susceptibles de modifier l’efficacité de certains médicaments. À titre d’exemple, les personnes qui boivent du café tout en prenant un produit anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS) comme l’aspirine ou l’ibuprofène risquent de voir les effets indésirables du médicament plus amplifiés. De ce fait, il est vivement recommandé d’arrêter l’alcool lorsqu’on est sous automédication.

Zoom sur les contre-indications de l’automédication

L’automédication est réservée aux individus qui ne souffrent d’aucune maladie spécifique, c’est-à-dire ceux qui ne sont pas sous traitement, pour éviter les interactions médicales. De plus, même si on est en parfait état de santé, certaines périodes physiologiques requièrent une attention particulière vis-à-vis de la prise de médicaments sans prescription médicale. Cette contre-indication concerne tout particulièrement les femmes enceintes. En effet, nombreuses sont les substances en vente libre qui ne conviennent pas durant la grossesse. Elles peuvent être dangereuses pour les bébés. Également, l’automédication n’est pas conseillée aux personnes âgées dont la santé devient plus fragile et plus complexe.